Au cœur du massif des Maures, à l’écart de la côte, se cache un village provençal qui sent bon l’automne : Collobrières, la capitale de la châtaigne. Ruelles pavées, vieux pont de pierre, châtaigneraies à perte de vue et confiseries embaumant le marron glacé : c’est une autre facette du Var, plus secrète et plus douce, que l’on savoure surtout quand les feuilles roussissent. Voici pourquoi Collobrières mérite le détour.
Collobrières, capitale de la châtaigne
Niché dans une vallée verdoyante du massif des Maures, Collobrières est un village classé parmi les « Villages et Cités de caractère » du Var. Loin de l’agitation du littoral, il vit au rythme d’un fruit emblématique : la châtaigne. Les châtaigneraies qui entourent le village façonnent depuis des siècles le paysage, l’économie et la table locale. La culture du châtaignier dans les Maures est très ancienne : on en attribue volontiers l’essor aux moines de la Chartreuse de la Verne, qui surent tirer parti du sol et du climat propices à cet arbre.
Résultat : une véritable filière du marron, des arbres centenaires aux ateliers de transformation, qui fait aujourd’hui la fierté et la renommée de Collobrières bien au-delà du Var.

La fête de la Châtaigne, le grand rendez-vous d’automne
Chaque année, à la saison de la récolte, Collobrières devient le théâtre de sa célèbre Fête de la Châtaigne et du Terroir. Elle se tient traditionnellement sur les trois derniers dimanches d’octobre et attire une foule considérable venue de toute la région.
Au programme : un grand marché de producteurs et d’artisans, des châtaignes grillées au feu de bois dont l’odeur embaume les rues, des spécialités du terroir, de la musique et des animations folkloriques provençales. Le village se ferme à la circulation pendant les festivités, avec un système de navettes depuis les parkings. Les dates et le programme précis changent chaque année : renseignez-vous auprès de la mairie ou de l’office de tourisme avant de planifier votre venue, et arrivez tôt pour profiter du marché au calme.
Marrons glacés, crème de marrons : les spécialités
Impossible de quitter Collobrières sans goûter — et rapporter — ses douceurs à la châtaigne. La star incontestée, c’est le marron glacé, ce marron confit dans le sucre, brillant et fondant, fruit d’un savoir-faire artisanal exigeant. À ses côtés, on trouve toute une gamme de gourmandises :
- la crème de marrons, onctueuse, parfaite sur une tartine ou en dessert ;
- les marrons au naturel et au sirop ;
- la liqueur de châtaigne et autres produits du terroir des Maures ;
- confitures, glaces et pâtisseries déclinant le marron sous toutes ses formes.
Plusieurs confiseries et producteurs perpétuent cette tradition au village. Les recettes, les maisons et les prix varient : poussez les portes des boutiques pour comparer et goûter sur place.

Le village : pont vieux et ruelles provençales
Au-delà de la gourmandise, Collobrières se découvre à pied. On flâne dans ses ruelles pavées bordées de hautes maisons aux façades colorées, on s’arrête sur les placettes ombragées de platanes, et l’on rejoint le cœur historique en suivant le cours d’eau, le Réal Collobrier. Là vous attend le Pont Vieux, joli pont de pierre médiéval (XIIᵉ siècle) qui enjambe la rivière et offre l’une des plus belles vues sur le vieux village. L’ambiance y est paisible, authentique, à mille lieues du tumulte balnéaire.

La Chartreuse de la Verne
À quelques kilomètres du village, perdue dans la forêt des Maures, la Chartreuse de la Verne est l’un des joyaux du secteur. Cet ancien monastère, fondé vers 1170 et classé Monument historique, dresse ses bâtiments de schiste et de serpentine au milieu d’un paysage de collines boisées spectaculaire. Le site se visite une grande partie de l’année (souvent fermé le mardi et certains jours fériés) : vérifiez les horaires avant de vous y rendre. La route puis le court chemin d’accès, à travers la forêt, font déjà partie du voyage.
Randonner dans le massif des Maures
Collobrières est aussi un superbe point de départ pour la randonnée. Le massif des Maures déroule ses sentiers à travers chênes-lièges, pins et châtaigniers, avec de beaux panoramas sur l’arrière-pays varois. Plusieurs itinéraires balisés rayonnent autour du village, certains menant vers la Chartreuse de la Verne ou les crêtes. Comme partout dans le Var, l’accès aux massifs forestiers peut être réglementé, voire interdit, l’été en cas de risque incendie : consultez l’arrêté en vigueur avant de partir. Pour d’autres idées de sorties nature dans le département, parcourez notre rubrique que faire dans le Var.
Quand venir à Collobrières ?
Si le village se visite toute l’année, l’automne reste la saison reine : c’est le moment de la récolte, de la fête de la châtaigne, des forêts qui se parent d’or et de l’odeur des marrons grillés. L’arrière-pays offre alors une fraîcheur bienvenue après l’été. Le printemps, plus fleuri, et le début de l’été (avant les fortes chaleurs) sont également agréables pour la randonnée et la découverte du village.
Collobrières se marie idéalement avec une escapade vers le littoral tout proche : on peut combiner la visite avec La Londe-les-Maures ou Bormes-les-Mimosas, deux portes d’entrée du massif des Maures côté mer. Et pour rayonner dans la région, jetez un œil à nos locations de vacances dans le Var.
Envie de prolonger l’aventure dans l’arrière-pays ? Tentez les sensations du canyoning près du Var, ou repartez vers la mer avec notre guide des plages du Var. Le Var ne se résume pas à ses plages : Collobrières et sa châtaigneraie en sont la plus savoureuse des preuves.
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Photo de couverture (Chartreuse de la Verne) : Montval (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.


